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  • Photo du rédacteurStéphanie Daudon

Meublé : faut-il choisir la location courte ou longue durée ?

La taxation accrue des locations de courte durée qui pointe le bout de son nez rebat les cartes en faveur de la location longue durée. Mais tout dépend de vos objectifs patrimoniaux et de la localisation de vos biens dans des villes touristiques ou pas. La location meublée refait les gros titres des journaux. Avec à la clé de nouvelles contraintes, fiscales notamment, qui pointent pour l’investisseur particulier. Si vous êtes bailleurs, c’est le moment de vous reposer la question : faut-il choisir la location courte ou longue durée


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Location de courte durée : une rentabilité attractive… mais attention au taux d’occupation


La location saisonnière de courte durée est intéressante à plus d’un titre dans les zones touristiques.

Bien souvent, le loyer appliqué pour une semaine équivaut au loyer mensuel pouvant être demandé pour un bien meublé loué à l’année.

Si des disparités sont constatées d’une ville à l’autre, la location de courte durée est 1,5 à 2,4 fois plus rentable que la location meublée.

En outre, ce type de location est très flexible et vous laisse la possibilité de récupérer votre logement en cours d’année afin d’en profiter pendant vos congés ou le temps d’un week-end, avec des économies sur votre budget vacances à la clé.


Du côté des points négatifs, nous pouvons évoquer le faible taux d’occupation pouvant être subi pendant la basse saison, qui a des répercussions directes sur le rendement de l’investissement. De plus, la gestion locative est très chronophage en raison du changement régulier de locataires, qui entraîne également une usure plus rapide de l’habitation, et donc des frais de remise en état plus conséquents. Vous pouvez parfaitement déléguer la gestion de votre bien à une agence locale ou une conciergerie mais le rendement de votre investissement sera dans ce cas moindre, la commission demandée pouvant atteindre 20 % de vos loyers.


Location de longue durée : elle offre davantage de visibilité sur vos revenus


Si la location meublée à l’année propose un rendement locatif moins élevé que la location saisonnière, elle vous permet d’avoir une meilleure visibilité sur vos revenus locatifs, dans la mesure où la durée du bail est d’un an.

Cette plus longue durée d’occupation permet de simplifier la gestion locative et de limiter les coûts engendrés par la recherche d’un locataire (frais d’agence, coût de la publication de l’annonce sur les sites spécialisés…).


Si la location à l’année vous expose à des risques d’impayés de loyers, ces incidents restent marginaux, le taux d’impayés étant inférieur à 3 % selon l’INSEE.


Attention toutefois, pour pouvoir louer un bien à l’année, il doit être performant au niveau énergétique. Les biens les plus énergivores (G+) ne peuvent plus être loués depuis 2023. Les biens classés G seront également interdits en 2025, suivis par les logements classés F en 2028. Pour mettre en conformité votre logement, vous pouvez néanmoins bénéficier de MaPrimeRénov’, dont le taux de prise en charge peut atteindre 90 % pour les revenus les plus modestes et 40 % pour les classes supérieures.


Fiscalité : les cartes sur le point d’être rebattues


Si la fiscalité de la location de courte durée est réputée comme étant plus attractive, elle pourrait bien l’être un peu moins dans les prochains mois.


Les propriétaires bailleurs de location saisonnière peuvent opter pour le régime réel d’imposition ou le régime micro-BIC. Nombreux sont ceux à avoir choisi le régime micro-bic pour profiter d’un abattement de 71 % sur les revenus tirés de leurs locations saisonnières (limités à 188 700 € annuels), contre 50 % pour les propriétaires de meublés loués à l’année.


Néanmoins, une proposition de loi transpartisane votée en janvier 2024 prévoit de réduire à 30 % ce taux d’abattement dans les zones tendues, avec un seuil de 30 000 € pour les meublés de tourisme classés et 15 000 € pour les autres.

En zones détendues et en stations de montagne, les meublés de tourisme classés bénéficieraient d’un abattement de 30 %, avec un seuil fixé à 30 000 €, ou 71 % si l’ensemble des recettes de la location meublée ne dépassent pas 50 000 €.


Enfin, sachez qu’en optant pour la location saisonnière, vous devrez payer la taxe d’habitation, ce qui ne sera pas le cas si vous louez votre bien à l’année, sans parler du fait que de nombreuses communes appliquent une surtaxe sur les résidences secondaires et meublés de tourisme. Pour choisir entre la location saisonnière et la location à l’année, il est donc essentiel de bien avoir conscience des spécificités fiscales de ces deux types d’opérations.




Source : Le revenu - Investir dans l'immobilier

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