• Stéphanie Daudon

Prix des logements : hausse plus forte en province qu'à Paris !

Le marché immobilier évolue. La demande porte sur des maisons avec jardin et appartements avec extérieur, dans des villes moyennes comme Angers, Brest ou Caen. La capitale délaissée au profit des régions ? En tout cas, les prix y progressent moins vite qu'auparavant.


prix des logements en hausse en province

Alors que les prix augmentent de 5,1% tous marchés confondus, la cote des appartements dans la capitale diminue de 3,6% entre le premier semestre 2020 et le premier semestre 2021.


«Une baisse relative car à 10.287 euros le mètre carré, le prix moyen est toujours plus haut qu’en 2019 », constate Laurent Vimont, président de Century 21.

À Paris, le nombre de ventes est en nette diminution : -20% en un an. La disparition provisoire des acheteurs étrangers serait une explication. Cette mauvaise passe du marché parisien profite à la petite et grande couronne où la demande se porte en priorité sur les maisons avec jardin et les grands appartements avec extérieur.


En île-de-France, le prix des maisons augmente de 9,2% (à 3.425 euros le m2) et celui des appartements de 9,8% (à 4.642 euros le m2), selon Century 21. Le constat de hausse est le même à la FNAIM mais les chiffres sont différents : + 6,1% pour les maisons (à 3.566 euros le m2), +3,5% pour les appartements (à 6.377 euros le m2).


Hausse à deux chiffres dans plusieurs villes «moyennes»


C’est en région que les évolutions sont les plus marquantes avec une activité en hausse de quelque 10% sur un an. Dans les grandes villes, les prix continuent de progresser mais les excès ne sont plus à l’ordre du jour : +3,7% à Strasbourg, + 5% à Marseille, + 3,2% à Nantes, + 2,6% à Lille, + 2,2% à Bordeaux et + 1% à Toulouse, selon la FNAIM. À Ajaccio, Dijon, Orléans, Rouen et Rennes le prix moyen progresse de 5,4 à 6,2%.


Ce sont des villes jusque-là hors palmarés des plus fortes hausses qui enregistrent des progressions à deux chiffres entre mai 2020 et mai 2021. Angers (+ 20%) arrive en tête suivie de Brest (+19%).


Saint Nazaire, Caen, Lorient, Poitiers, Limoges, Annecy et Le Havre affichent aussi une progression à deux chiffres. En zone rurale, le marché est plus dynamique qu'auparavant avec, selon les zones, des gains de prix de 2 à 3% sur un an.


prix des logements en France

Le nombre de transactions réalisées sur douze mois à fin août 2021, un record selon la note de conjoncture de la FNAIM qui qualifie ce chiffre d'historique voire d’«hystérique». Il faut peut être plutôt y voir le besoin de sécurité des Français pour leur famille et leur patrimoine. Malgré une période de confinement, le nombre de ventes durant les huit premiers mois de 2021 est supérieur à celui de 2019 qui était déjà une année exceptionnelle. 2021 devrait donc être un exercice record avec un nombre de transactions attendu entre 1.150.000 et 1.200.000 ventes au 31 décembre 2021.


+6,2%

C’est la hausse des prix sur 12 mois (à fin septembre), constatée par la FNAIM sur l’ensemble des régions (2.682 euros/m2 en moyenne). Les prix ont progressé de 7,2% en province (2.172 euros le m2) et baissé de 0,4% à Paris. Néanmoins, la capitale caracole toujours en tête avec un prix moyen au mètre carré de 11.032 euros.


2.055 euros le m2

C'est le prix moyen des maisons en France. Comptez deux fois plus en Ile de France où le prix moyen est 4.205 euros le m2. En petite et grande couronne parisienne comme dans toutes les grandes agglomérations, la demande pour les maisons en dehors des grandes villes a fait un bond. En Ile de France par exemple, les prix ont bondi de 7,3% quand ceux des appartements grimpaient de 2%.


+14,8%

C'est la progression des prix en Bretagne (2.271 euros/m2 en moyenne). D’une manière générale, les régions de la façade ouest ont vu leur prix augmenter significativement. À Brest la hausse atteint 21% sur un an (2.168 euros/m2 en moyenne). À l’instar de la Bretagne, les prix ont progressé de +10,8% dans les Pays de la Loire (2.308 euros/m2) et de +10,2% en Normandie (1.940 euros/m2 en moyenne).


Conclusion. Contre toutes attentes, le marché immobilier résiste à la crise. Le faible niveau des taux de crédit est la principale explication. L’effet «exode» suite aux trois confinements va-t-il perdurer ?

Les effets du télétravail vont continuer à se faire sentir et à redessiner la carte des prix mais l'écart entre Paris et la province devrait demeurer significatif.


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Source : lerevenu.com

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