• Stéphanie Daudon

Le PER, un placement plus rentable que l'assurance vie ?

Avec déjà 2,8 millions de détenteurs, le nouveau plan d’épargne retraite s’est taillé un franc succès. Selon un récent sondage, pour les épargnants, cette enveloppe serait même plus adaptée que l’assurance vie pour préparer sa retraite !


Le PER, un placement plus rentable que l'assurance vie ?

Alors, devez-vous aussi craquer pour le PER ?

Le dernier rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) n’est pas fait pour rassurer les futurs retraités : alors que, selon ce document, les revenus globaux des pensionnés dépassent actuellement d’environ 3% ceux de l’ensemble de la population, les mesures d’austérité successivement adoptées font que, d’ici à 2040, ce niveau de vie pourrait à l’inverse être 5 à 10% inférieur à celui de la moyenne des Français.


Pour se prémunir contre ce probable recul du pouvoir d’achat, pas d’autre choix dès lors que d’épargner plus, durant sa vie active. Voilà qui explique sans doute l’excellent démarrage du plan d’épargne retraite (PER), lancé en octobre 2019, et qui a déjà collecté plus de 31 milliards d’euros.


A la retraite, il permet tout d’abord de récupérer son capital en une seule ou en plusieurs fois, alors que seule la sortie en rente viagère était auparavant autorisée. Il est même possible de récupérer son épargne durant la vie active, à condition de l’utiliser pour acquérir sa résidence principale, et pas seulement dans les cas d’un premier achat.


Résultat, le profil des souscripteurs de ces produits retraite change. On assiste à un certain rajeunissement des détenteurs. Mais la plupart de ces souscripteurs affichent toutefois un revenu suffisamment élevé pour bénéficier de l’avantage fiscal procuré par ce produit.


Les versements effectués sur un PER sont en effet déductibles du revenu imposable, dans une limite de 10% de celui-ci. Certains de ces épargnants devraient même avoir l’embarras du choix, les travailleurs salariés pouvant donc, en complément de leur éventuel PERIn, se voir proposer un PERCol par leur employeur. Plus d’1 million d’entre eux, à fin 2020, étaient ainsi détenteurs d’une telle enveloppe collective, selon l’Association française de la gestion financière, et y avaient placé pour 8 milliards d’euros. Le bilan de ces PERCol aurait toutefois pu être meilleur. Avec la crise sanitaire, les DRH ont été occupés à d’autres tâches, et ont pris du retard dans leur mise en place. Ce produit devrait désormais se diffuser plus largement, y compris dans les petites structures, PME et TPE. Mais, entre la version individuelle et celle collective, laquelle privilégier ? Sur un PERCol, les frais de gestion sont souvent pris en charge par l’employeur. Il faudra aussi analyser les diverses options de gestion disponibles, dont la gestion à horizon, mise en place par défaut. Elle consiste à réduire la part des placements risqués au sein du contrat à l’approche de l’âge de la retraite. Certains gérants opèrent les arbitrages de façon automatique, à des échéances fixées à l’avance, tandis que d’autres cherchent à s’adapter aux conditions des marchés boursiers. .Certains d’entre eux sont certes encadrés par la loi, comme ceux de transfert de l’épargne entre différents promoteurs de PER, qui ne peuvent excéder 1% après 5 années de détention. Mais gare aux frais d’entrée, qui peuvent atteindre 5% sur certains produits. Ainsi qu’aux frais de gestion, prélevés sur les supports proposés au sein du contrat. Leur retraite, voilà probablement ce que cherchent aussi à préparer les nombreux acheteurs de maisons, qui portent de plus en plus leur choix, depuis les confinements successifs, sur des villes de taille moyenne. Si bien que dans les métropoles, la cote des appartements est désormais stabilisée. Les grandes villes des Etats-Unis voient aussi leurs populations s’exiler, et faire grimper le prix des maisons.


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Source : www.capital.fr

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